Dominique Sylvain

Prix Interpol’Art roman 2017

 

Dominique Sylvain est née en 1957 à Thionville en Lorraine. Elle travaille pendant une douzaine d’années à Paris, d’abord comme journaliste indépendante, puis comme responsable de la communication interne et du mécénat chez Usinor. Elle séjourne ensuite de nombreuses années au Japon et à Singapour. Tokyo, où elle a vécu dix ans, lui inspire son premier roman, Baka ! (1995) qui met en scène la détective Louise Morvan. Elle obtient le Grand prix des lectrices de Elle en 2005 pour son huitième roman, Passage du Désir, qui signe l’acte de naissance du duo franco-américain Lola Jost et Ingrid Diesel. Elle obtient aussi les prix Sang d’encre 2000 pour Vox,  Michel-Lebrun en 2001 pour Strad et celui du meilleur polar français 2011 décerné par la rédaction du magazine Lire pour Guerre sale. Elle se consacre exclusivement à l’écriture. Ses seize romans, tous publiés dans la collection Chemins Nocturnes aux Éditions Viviane Hamy, sont traduits dans une dizaine de langues. Dominique Sylvain a également écrit de nombreuses nouvelles.

Auteur phare de la collection noire de la maison, aux côtés de Fred Vargas, Dominique Sylvain a, comme elle, adopté les héros récurrents qu’elle s’applique à faire évoluer, grandir, vieillir, de Louise Morvan, détective privée à son duo de choc, Ingrid Diesel, masseuse Américaine décontractée qui affectionne les stripteases artistiques  et Lola Jost, commissaire de police retraitée et un poil psychorigide. Sans oublier le commandant Alex Bruce de la Brigade criminelle.  Dans son dernier roman, Kabukicho, elle délaisse ses héros mais retrouve le décor de son premier ouvrage, le  Japon, pour nous livrer un thriller, « Un des meilleurs polars japonais… français de l’année. »

 

Dominique Sylvain a changé d’écriture pour ce nouveau livre très sombre et d’une précision d’entomologiste. Elle abandonne l’humour de sa série avec Ingrid Diesel et Lola Jost ou la critique sociale avec « Guerre sale » pour renouer avec la veine de « Baka ! » qui se situait lui aussi au Japon. Quitter ses personnages récurrents apporte à la romancière une liberté bienvenue et un nouveau sens du rythme et de la narration. (Christine Ferniot, LIRE)

 

 

 

 

 

 

 

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