Les tables-rondes du salon

Samedi 13 et dimanche 14, à partir de 14h

Samedi 13 octobre

  • 14h30-15h30  – Ces milieux prétendument criminogènes
  • Avec Jérôme Pierrat,  André Blanc, Hervé Claude, Lionel Fintoni et Guy-Philippe Goldstein

Il y a des milieux plus propices au crime que d’autres en raison de l’argent qu’ils génèrent, des situations de pouvoir où le meurtre est couvert par la raison d’Etat ou des possibilités de trafics discrets offertes. Ainsi, en va-t-il du milieu du sport décortiqué par Hervé Claude dans Toxic star, le milieu des services secrets et des opérations extérieures avec Guy-Philippe Goldstein et son 7 jours avant la nuit, la collusion entre le monde des affaires et les mafias avec André Blanc dans Rue des fantasques. Lionel Fintoni, quant à lui, s’intéresse à l’évolution des “commerces” d’êtres humains, légaux ou illégaux, dans Il ne faut jamais faire le mal à demi. Et au centre de tout cela «le milieu » tel que nous le décrit analysé par le journaliste Jérôme Pierrat  dans ses documentaires et ses entretiens avec les grandes figures du banditisme.

  • 15h45-16h45  –  Actualité du polar en belgique
  • Avec Patrick Delperdange, Thomas Gunzig, Nadine Monfils et Jean-Luc Cornette

Cette année, Interpol’Art invite pour sa 13e édition nos voisins belges. C’est donc l’occasion d’interroger nos invités sur leurs dernières parutions, véritable kaléidoscope du genre noir en Belgique : l’humour noir avec Nadine Monfils et la suite des aventures d’Elvis Cadillac, le sosie belge du King ; le dernier roman noir de Patrick Delperdange, L’éternité n’est pas pour nous, explore à nouveau le monde périphérique des déshérités de nos sociétés de consommation; les douze nouvelles noires d’A part moi, personne n’est mort , dernier recueil de Thomas Gunzig, constituent une vision singulièrement sombre de notre humanité;  et enfin, la bande dessinée polar avec le scénariste Jean-Luc Cornette.

  • 17h00-18h00  –  La France invisible : le polar comme critique sociale
  • Avec Jean-Bernard Pouy, Marc Villard, Tito Topin et Pierre Hanot

L’une des lignes de force du roman noir est de mettre en scène les laisser-pour-comptes du pays à divers époque de son histoire (l‘univers des biffins dans le dernier roman de Marc Villard ; les « indigènes » de l’époque coloniale dans la belle réédition de 55 de fièvre de Tito Topin ; les gueules cassés de 14-18 chez Pierre Hanot) ou ceux qui adoptent un mode de vie sociale alternatif (les zadistes de Jean-Bernard Pouy). Un rendez-vous à ne pas manquer avec des figures majeures du genre et aborder ceux qui vivent à côté de nous de manière invisible.

Dimanche 14 octobre

  • 14h00 – 15h00 –  Visages du crime : profils de tueurs
  • Avec Claire Favan, Jean-François Pré, Jacques Saussey et Christos Markogiannakis

Un meurtre, un tueur. Chaque crime est-il singulier ou la répétition des mêmes mobiles ? Le nom du meurtre est-il Légion pour parodier cette sentence des Evangiles ou à chaque fois un nom propre ? Que nous disent à ce sujet les écrivains de polar ? Une heure en compagnie de Claire Favan qui a façonné des personnages de tueurs en série, de Jean-François Pré qui s’est récemment intéressé au mécanisme de la vengeance meurtrière ; de Jacques Saussey préoccupé par les conséquences contemporaines d’actes commis dans le passé, notamment celui de la Seconde guerre mondiale et de Christos Markogiannakis qui traite de l’ambition professionnelle, de la compromission et de la lâcheté comme mobiles de l’assassin.

  • 15h00-16h00  –  LE JEUNE POLAR BELGE
  • Avec Isabelle Corlier, Eric Russon et Salvatore Minni

Seconde incursion dans l’univers polar belge en compagnie des nouvelles plumes de la littérature noire : Isabelle Corlier écrit, avec Ring Est, un habile roman procédural où l’enquêteur est juge et partie ; Eric Russon, dans Bissextile nous entraîne dans un huis-clos familial glaçant et Salvatore Minni nous asphyxie avec Claustrations, thriller sur l’enfermement et la réclusion.

  • 16h00- 17h00 – Histoires noires de la jeunesse
  • Avec Sylvie Allouche, Charlotte Bousquet, Pierre Pouchairet et Franco Mannara

Histoires noires de la jeunesse, cela pourrait être un titre des défunts et remuants Bérurier Noir, chantres de la révolte d’une jeunesse perdue mais c’est surtout la brutalité du réel qui s’abat sur les proches lorsque des adolescents disparaissent d’une manière inquiétante (Pierre Pouchairet et Sylvie Allouche), ou quand un jeune blogueur est accusé à tort d’un crime (Franco Mannara) ou encore quand un engagement écologiste, en raison de l’imminence d’une catastrophe, force à prendre des décisions dangereuses et irréversibles (Charlotte Bousquet).

Les tables-rondes seront animées par Patrick Van Langhenhoven