Max CABANES

Illustrateur et auteur de bande dessinée français,  Max Cabanes est né en 1947 à Béziers. À l’aise avec toutes les techniques du dessin, apte à exceller dans un grand nombre de genre (fantastique, chronique de société, policier), ce « faiseur de monde extrêmement doué1 » Il débute en bande dessinée au début des années 1970 dans Record (1972), Pilote (1972-1973), puis travaille comme illustrateur pour Paris Match et Lui (1974-1975) avant de créer Dans les villages, d’abord dans le fanzine Tousse Bourin (1976) puis dans Fluide glacial (1977) où il crée également diverses histoires courtes (1977-1979). Il développe dans Dans les villages un dessin inspiré de l’underground extrêmement vivant.  Remarqué à la suite de cette série, il est recruté par (À suivre) dès le premier numéro en 1978. Il y livre Renart, sur des textes de Jean-Claude Forest (1978) puis Rencontres du troisième sale type (1979-1981) avant de revenir à Dans les villages dans Pilote (1982-1984) et Charlie Mensuel (1985), où son dessin atteint l’expressivité et la vigueur de celui d’un Franquin. À partir de 1986, il se lance, à l’aquarelle et au fusain, dans l’évocation de la jeunesse des années 1960-1970 dans (A SUIVRE) (Colin Maillard, 1986-1997) ou directement en albums revenant à un réalisme plus classique (Les années pattes d’eph’ en 1992, Bouquets de Flirts en 1994). Il crée ensuite avec le scénariste Claude Klotz Bellagamba, une série policière (1999-2002) puis avec Marie-Charlotte Delmas La Maison Whinchester en 2004, qui le voit revenir au fantastique. Il confirme cette réorientation en reprenant chez Dupuis Dans les Villages dont trois nouveaux albums paraissent de 2005 à 2008. En 2009, il adapte La princesse du sang, un roman inédit de Jean-Patrick Manchette. En 2014, toujours en collaboration avec Doug Headline, il poursuit son travail d’adaptation de l’oeuvre de J.P. de Manchette avec Fatale . La prochaine est vivement attendue.

Max Cabanes a reçu en 1990 le Grand prix de la ville d’Angoulême.

 


Fatale (Dupuis/Aire Lire – 2014), prix Interpol’Art 2015

Aimée a tout pour plaire aux notables de Bléville : jeune, belle et veuve, elle s’intègre rapidement dans la sociabilité de cette ville de province rongée par l’habituel cocktail d’histoires de fesses et d’histoires de fric qu’on garde entre soi. Aimée observe. Elle attend la crise inévitable, celle qui finit toujours par éclater. Alors elle pourra enfin jouer franc jeu avec tous ces pourris, et les faire payer, dans tous les sens du terme. Car ce que personne ne sait, c’est qu’Aimée est une tueuse professionnelle…

“Le passage des lettres à la bande dessinée se révèle remarquable, à la fois respectueux et créatif.”

 


 

biblio cabanes 2

Laisser un commentaire