Rencontre avec Tito Topin, l’invité d’honneur, c’est ce soir !

Jeudi 11 octobre à 19h à la CCI Marne  à Reims – Salle Bertrand de Mun

La vie de Tito Topin est une aventure en soi ! Né au Maroc en 1932, il a entamé sa carrière comme dessinateur publicitaire au Brésil avant de devenir Directeur artistique d’Havas-Maroc. En 1966, il arrive à Paris. Il y travaille rapidement comme affichiste, illustrateur et graphiste. Il se lie d’amitié avec Jean Yanne et crée pour lui plusieurs génériques et affiches de films. Il dessine aussi pour le B.I.D.E., le Bureau d’Investigations pour la Défense des Espèces, une bande dessinée intitulée La langouste ne passera pas qui sera rééditée en 2009.

Mais Tito Topin est surtout connu pour un personnage qui lui colle littéralement à la peau. En effet, en 1989, il crée le commissaire Navarro, protagoniste récurrent de la série diffusée sur TF1. Tito Topin en assume les scénarios, les dialogues et la direction de collection (108 épisodes de 90 mn). Il a signé par ailleurs une cinquantaine de téléfilms, dont une trentaine en tant que producteur, au sein de Serial Producteurs, entreprise qu’il a fondée en 1997 et dont il est le président.

Parallèlement, Tito Topin est l’auteur de plusieurs romans, en particulier La Belle Vie (Grasset, 1997), Le Système Navarro (Kubik éditions, 2005), Une femme d’une étourdissante beauté (Après la lune, 2006), Sur un air de Navarro (La Branche, 2006) et d’une trilogie “Bentch “parue chez Fayard Noir: Bentch et Cie (2006), Bentch blues (2007) et Cool, Bentch! (2008).

Tito Topin a reçu le Grand Prix national de la création audiovisuelle en 1996. Chevalier des Arts et des Lettres, il a présidé la Guilde des scénaristes de 1999 à 2001 et le Comité pédagogique du Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle, de 2000 à 2002.

Une existence trépidante, une œuvre foisonnante !

 

55 de fièvre (La Manufacture de livres – 2018 – réédition)

La ville avait la fièvre. Une fièvre qui suintait de sueur chaude, qui tordait les intestins et brûlait les poitrines. Georges réprima un frisson. Sa bouche était sèche et sa langue tannée comme un vieux cuir, son visage tuméfié se brouillait de barbe naissante, ses membres lui faisaient toujours mal. Il lâcha le cou de la fille. La tête tomba sur les deux seins, les bras balancèrent, les genoux fléchirent et le cadavre bascula en avant.